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Il me restait 45 €, une réparation de fourgon à 2 700 €, et les sociétés de recouvrement m’appelaient tous les jours. C’est cette nuit-là que tout a changé. Je m’appelle Lucas, j’ai 35 ans et je vis en France. Je suis maçon, un simple ouvrier du bâtiment. Ça fait presque 9 ans que je fais ce métier, principalement en intérim et via des sous-traitants. Je gagnais correctement ma vie — environ 2 400 €, parfois 2 900 € par mois avec les heures supplémentaires. Ma copine ne travaillait pas à ce moment-là. On pensait pouvoir tenir quelques mois… le temps qu’elle retrouve un petit boulot. Mais ensuite tout s’est effondré. L’hiver 2025/2026 a été horrible. Pluie non-stop. Chantiers annulés les uns après les autres. L’entreprise avec laquelle je travaillais depuis plusieurs mois a retardé mon salaire pendant presque deux mois. Ils parlaient de “problèmes de trésorerie”. Dans le bâtiment, c’est presque habituel… Mais quand t’as quelqu’un à la maison qui compte sur toi — c’est brutal. Et comme si ça ne suffisait pas, le propriétaire a augmenté le loyer de 150 €. On a commencé à économiser sur tout. La nourriture. Le chauffage. Même les médicaments. C’était devenu grave. Puis mon fourgon m’a achevé. Embrayage et boîte de vitesses HS. Réparation : 2 700 €. Sans fourgon, t’es personne dans ce métier. Aucun patron te prend si tu peux pas venir avec tes outils. Chaque jour où il restait au garage me faisait perdre de l’argent. Au début, j’ai survécu avec le découvert et la carte de crédit. Puis j’ai dû prendre un vrai prêt. Je me disais : “Je répare le fourgon, je reprends les chantiers et je rembourse rapidement.” Mais non. Les intérêts. Les nouvelles factures. Et tout a commencé à partir en vrille. Les dettes augmentaient. Les sociétés de recouvrement appelaient déjà. Et le soir, tu restes assis à réfléchir : “Comment j’ai pu en arriver là ?” Une nuit, impossible de dormir. J’étais allongé à scroller sur mon téléphone. Je suis tombé sur une discu