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Je m’appelle Jim. J’ai 39 ans. Je viens de Tunisie, mais ça fait déjà 25 ans que je vis en France. Je travaille comme barbier à Asnières-sur-Seine, un quartier correct — pas Paris, mais pas non plus un ghetto. Une vie normale, comme tout le monde : une femme, deux garçons, du matin au soir au salon. Les bons mois, je gagne entre 2900 et 3400 euros. Mais putain, les dettes m’ont complètement bouffé. Je dois 28 000 euros à la banque pour l’appartement. Classique : rénovation du salon, ma femme était malade, la voiture est tombée en panne… et tout est parti en vrille. J’ai même oublié la dernière fois que j’ai bien dormi. Stress constant. Les factures, le loyer, la bouffe, l’école, les activités… À la fin du mois, il ne reste que pour les cigarettes et le café. Les huissiers appellent tous les jours. Au début, ils étaient polis, maintenant ils menacent carrément : « Monsieur Turner, si d’ici la fin du mois vous ne payez pas au moins 900 euros, nous entamerons la procédure de saisie de votre appartement… » Je raccroche et je reste là, comme un con. Pour moi, je m’en fous déjà un peu, mais l’idée que ma femme et mes enfants se retrouvent à la rue — ça me détruit la nuit. Mais il y a quelques jours, un truc de fou est arrivé. Une journée normale, peu de clients. J’étais assis à réfléchir où trouver de l’argent pour couvrir le retard. La porte s’ouvre. Un gars entre — bien habillé : chemise blanche, bottes chères, il a l’air sorti d’un magazine. Il enlève ses lunettes… Cyril Hanouna, putain. Je l’ai reconnu tout de suite. Avant, avec ma femme, on regardait souvent TPMP, surtout moi. Avant que les dettes me bouffent le cerveau. Il me dit : — Salut frère, tu peux me faire une coupe rapide ? Je pars aujourd’hui. Je l’ai installé direct. Pendant que je coupais, on a discuté. Et à un moment, il me demande : — Jim, pourquoi t’as l’air aussi épuisé ? Qu’est-ce qui se passe ? Au début, j’évitais, puis tout est sorti. Je lui ai parlé de la dette, des huissiers, de la