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7 MOIS CHEZ GLOVO. ÉPUISÉ EN PERMANENCE. ET PUIS UNE NUIT A TOUT CHANGÉ 🔴 Je m’appelle Julien Laurent. J’ai 27 ans. Je viens de France. Quand j’ai commencé chez Glovo, je pensais que ce serait juste pour quelques semaines. Histoire de traverser une période compliquée. Mais les semaines sont devenues des mois. Et soudain, ça faisait déjà 7 mois que je passais mes journées à rouler dans toute la ville. La pluie. La chaleur. Les embouteillages. Les escaliers sans fin dans les immeubles. Attendre devant les restaurants pendant que les commandes prennent du retard. Vérifier l’application toutes les deux minutes en espérant que la prochaine course soit rentable. Et pendant ce temps, tout devient plus cher. L’essence. La nourriture. Le loyer. Le téléphone. Les réparations du scooter. Tu travailles plus d’heures… et à la fin du mois, il ne te reste presque rien. Une semaine en particulier m’a complètement détruit. Le scooter est tombé en panne. Je devais payer le loyer. Et les bonus Glovo avaient encore baissé. Je me souviens être resté tard le soir devant un McDonald’s à manger des frites froides parce que je n’avais même plus les moyens de me payer un vrai repas. Cette nuit-là, j’ai vraiment commencé à me demander combien de temps j’allais encore pouvoir vivre comme ça. Vers minuit, j’attendais une autre commande quand je suis tombé sur la vidéo d’un autre livreur qui parlait de l’application Lucky Spino. Normalement, j’aurais directement passé la vidéo. Mais cette nuit-là, j’étais à bout. J’ai déposé 40 €. Au début, j’ai gagné environ 140 €. Rien d’énorme. Mais c’était déjà plus que plusieurs heures de livraisons dans la ville. Le lendemain, j’ai montré l’application à un autre livreur pendant qu’on attendait devant KFC. Il s’est moqué de moi. 20 minutes plus tard, il l’avait téléchargée lui aussi. Et le soir même, il avait gagné plus de 300 €. Après ça, c’est devenu notre manière de passer le temps pendant les heures creuses. Puis, une nuit froi